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Paris Photo 2018

08.11.2018 - 11.11.2018

Grand Palais, Paris

il y a 15 jours

Nous sommes heureux d'annoncer notre participation à l'édition 2018 de Paris Photo, première foire internationale dédiée au medium photographique, avec des oeuvres de Nobuyoshi Araki, Daniel Blaufuks, Raphaël Dallaporta, JH Engström, Ethan Levitas, Daido Moriyama, Anders Petersen et Daisuke Yokota.

Inversion (2016) de Daisuke Yokota (né en 1983 au Japon) est une série de tirages argentiques solarisés uniques, fruits de la superposition de photographies issues des archives personnelles de l'artiste. Ces images figuratives et abstraites constituent une métaphore des états de conscience de l'artiste qui tente là de résumer sa propre mémoire. L'ensemble de 56 tirages, présentés sur le stand, a été récemment inclus dans l'exposition Shape of Light: 100 Years of Photography and Abstract Art présentée à la Tate Modern à Londres.

De 2009 a? 2016, Daniel Blaufuks (né en 1963 au Portugal) a réalisé des photographies à un rythme quasi quotidien dans l’espace intime de sa cuisine à Lisbonne. Au coeur de ce travail intitulé Tentative d’épuisement est un ensemble d’oeuvres de petit format et uniques - des compositions de Polaroïds annotées à la main - par lesquelles l’artiste affirme son existence et ponctue ses photographies de commentaires manuscrits sur l’irruption des événements du monde extérieur, le passage du temps et les aléas de sa pratique artistique quotidienne. Ces travaux intimes et diaristiques sont également présentées jusqu'au 3 décembre aux côtés d'oeuvres d'Eugène Delacroix (1798-1963) et d'On Kawara (1933-2014) dans l'exposition Aujourd'hui. Eugène Delacroix, Daniel Blaufuks au Musée national Eugène-Delacroix à Paris.

1+1=1 (2018) est le dernier projet poétique de Daniel Blaufuks dont deux oeuvres sont présentées pour la première fois à l’occasion de Paris Photo 2018. Un projet au sujet duquel l'artiste écrit: « 1+1=1 est une faute mathématique mais pas nécessairement une erreur logique: en ajoutant une goutte d'eau à une autre goutte d'eau, combien de gouttes obtient-on? Dans un monde où les mathématiques et l'économie sont désormais plus révérés que la logique et le raisonnement, ce travail tente d'être un recueil de poèmes silencieux sur le quotidien de chacun, partout. La poésie comme un moyen de survie, quand ce que nous entendons n'est que cris, bruits et musique que nous n'avons pas choisis. Le silence est une bénédiction et si on ajoute une photographie à une autre photographie, et peut-être même une autre, combien de photographies regarde-t-on? »

View from the Laboratory (2008/2013) est le second chapitre du projet entrepris durant 35 années par Daido Moriyama (né en 1938 au Japon) autour de Nicéphore Niépce et la naissance de la photographie en 1827. Les trois importantes photographies - la chambre de l'artiste à Tokyo, la réitération du Point de vue du Gras et les reflets des fenêtres de Daido Moriyama dans la photographie de Nicéphore Niépce - réalisées en tirages au platine-palladium et présentées sur le stand, sont également au coeur de la grande exposition Daido Moriyama: Un jour d'été visible jusqu'au 20 janvier au Musée Nicéphore Niépce à Chalon-sur-Saône.

The Frame (2018) de JH Engström (né en 1969 en Suède) est fondé sur la correspondance symbolique entre une photographie monumentale d’un rocher brisé dit moraine, réalisée en 2016 par l’artiste dans sa région natale du Värmland au sud de la Suède, et une projection murale de 224 autoportraits et portraits d’hommes, réalisés au cours de deux dernière décennies, qui présentent tous une faiblesse, une vulnerabilité. Les moraines, roches érodées sous l’effet de la fonte des glaces à la fin de la dernière ère glaciaire, sont restées là, comme des métaphores de la résistance et de la permanence. Ces centaines d’hommes sont tous photographies de manière isolée de sorte que leur corporalité constitue le cadre de référence du portrait. The Frame soulève les questions contemporaines et fondamentales du genre, de la domination, et plus largement des cadres sociaux qui régissent nos vies.

Est également présentée sur le stand une sélection de tirages d'époque de petit format, en majorité uniques, issus de la série Trying to dance (publiée en 2003 par Journal) qui fit connaître l'artiste du grand public.

L'Os de l'Abri Blanchard (2018) de Raphaël Dallaporta (né en 1980 en France) se présente sous la forme d'une photographie à taille réelle de l'os du même nom, accompagnée de sa légende inscrite à l'aide d'une traceur automatisé. Longtemps une énigme, les points gravés sur l'os ont été interprétés en 1962 par le scientifique américain Alexander Marshack comme le relevé d'un cycle lunaire réalisé 30 000 ans avant notre ère, incarnant ainsi la première trace de l'observation du ciel par l'homme. Cette oeuvre s'inscrit dans le vaste projet de Raphaël Dallaporta, à la croisée de l'histoire, des sciences et des arts. L'Os de l'Abri Blanchard s'accompagne d'Autoportrait (2018), objet sculptural renfermant un prisme communément appelé "coin de cube" dont la propriété - renvoyer directement tout reflet à sa source - met en déroute les sens et la perception de son observateur. Ces deux éléments sont constitutifs de l'installation de Raphaël Dallaporta présentée jusqu'au 15 avril 2019 au Centre Pompidou-Metz dans le cadre de l'exposition Peindre la Nuit.

Preambles [Préambules] (2016) d'Ethan Levitas (né en 1971 aux Etats-Unis) est une série d'oeuvres pour laquelle l'artiste a dactylographié directement sur la surface de plans film de grand format des textes tautologiques résultant de la confrontation de la caméra de l'artiste avec les autorités dans l'espace public new-yorkais. En développant et montant ces négatifs dans des boîtes lumineuses à LED's, l'artiste a métaphoriquement développé des mots avec la lumière, conduisant ces mots à devenir l'objet photographique-même, et inversement.

Café Lehmitz
est l'oeuvre historique d'Anders Petersen (né en 1944 en Suède) réalisée de 1967 à 1970 et publiée en 1978 par Schirmer/Mosel. Ces photographies documentent le quotidien du café Lehmitz et de ses habitués, dans le quartier chaud de St Pauli à Hambourg. Sur le stand est présentée une sélection exceptionnelle de tirages d'époque de Café Lehmitz réalisés par Anders Petersen en 1970 et 1977.

Oeuvre séminale et premier journal intime de Nobuyoshi Araki (né au 1940 au Japon), Sentimental Journey, publié à compte d'auteur en 1971, retrace à mi-chemin entre réalité et fiction le mariage de l'auteur avec Aoki Yoko et leur nuit de noces. Sur le stand est présentée l'ensemble des 18 planches contact agrandies de Sentimental Journey, réalisées en tirages au platine-palladium.

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Paris Photo
du 8 au 11 novembre 2018
Grand Palais, Paris
stand B12

mercredi 7 novembre: vernissage sur invitation
samedi 10 novembre, 14h, sur le stand (B12): signature de 1+1=1 (Pierre von Kleist editions, 2018) par Daniel Blaufuks

+ samedi 10 novembre, 16h-20h, Musée national Eugène-Delacroix: rencontre avec Daniel Blaufuks et visite de l'exposition Aujourd'hui. Eugène Delacroix, Daniel Blaufuks