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Charbel-joseph H. Boutros, Léa Bismuth & Jean-Kenta Gauthier en conversation

18.03.2025
il y a 10 jours

 

 

Pour sa première exposition à la galerie Jean-Kenta Gauthier, Charbel-joseph H. Boutros (né en 1981 au Liban, vit entre Paris et Beyrouth) insère dans un mur de chaque galerie une larme de chacun de ses yeux, comme pour rapprocher les deux espaces Odéon et Vaugirard et introduire la ville de Paris dans l’œuvre (Distant Tears, 2025). H. Boutros fusionne également les jours: dans When Two Days Meet (2024-2025), le journal de la veille est réduit en cendres qui recouvrent le journal du jour — les informations d’hier éclipsent celles d’aujourd’hui.

H. Boutros compose ses œuvres à l’aide d’éléments inattendus - le rêve, le sommeil, le souffle, le souhait ou encore l’exposition - qu’il distille dans une variété de matières courantes - le drap, le matelas, la moquette, la cendre, le ballon, la cire votive, l’eau ou encore le comprimé - pour entremêler l’intime, la géographie et l’histoire politique.

À l’occasion de l’exposition, Léa Bismuth (critique d’art, commissaire, chercheuse et enseignante) livre un nouvel essai intitulé Quelque part nuit. Un texte inspiré par quelques œuvres nocturnes de Charbel-joseph H. Boutros. À Vaugirard, H. Boutros installe ainsi une petite chambre dont le matelas invite à la sieste.